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Historique   Un peu d'histoire

Un peu d'histoire

Origines...
L’étymologie de GENICOURT est incertaine et peu connue. Elle est donnée du nom germanique GISING et du latin CORTEM (domaine). Ce qui paraît le plus admissible est " GENUS CURTUS " genre court, qui engendre peu. En effet le chiffre de population est resté stable assez longtemps : 214 habitants en 1790, 260 en 1840 date du rattachement de GEROCOURT à GENICOURT, et seulement 228 habitants au début du siècle (document qui fait état de 81 électeurs et de 397 hectares 43 ares !) ....peut être une mise à jour qui n’a pas été faite lors du rattachement de GEROCOURT.
A notre connaissance il n’existe aucun document sérieux permettant d’établir d’une façon précise la période préhistorique gauloise ou gallo-romaine. Des silex taillés et polis trouvés dans les champs sont seuls témoins d’un habitat sur ces terres.

Resserré entre le territoire d’Osny au sud et celui d’Épiais-Rhus au nord, Génicourt est au siècle la propriété de l’abbaye Saint- Martin de Pontoise. De par sa situation sur la grande route conduisant à Pontoise, le village devient un lieu privilégié de passage, de   campement et de concentration pour les troupes qui, au cours des XV et XVI siècles, assiègent cette ville puis celles qui, en 1814 et 1870, vont assiéger Paris.

L’église
L’église de GENICOURT a son "histoire", dédiée en son début (fin XII ème) à Saint Pierre. Construction très intéressante avec nef, choeur rectangulaire, transept plus étroit que le vaisseau central, et deux travées formant deux chapelles latérales. De cette description ne reste actuellement qu’un pan de mur, le porche d’entrée, classé monument historique, parce que par négligence d’entretien, s’étaient accumulés des désordres dans la toiture et dans les murs.
En 1904, un vote unanime du Conseil Municipal condamnait cette église à disparaître. En 1905, la démolition commença et l’on refit l’Eglise actuelle qui coûta plus cher que si l’on avait réparé l’édifice du XIIème siècle. Il a tout de même été conservé: les statues de Saint Pierre, Saint Paul, devenus plus tard co-patrons de la paroisse, une pierre tombale à l’éfigie de Guillaume Ridoual, curé de la paroisse, mort le 24 octobre 1348, .les fonds baptismaux du XV ou XVIème siècle, en forme de navette, ou d’amande comme à Boissy l’Aillerie, les cloches , une de 96 cm date de 1549, elle provient de l’ancienne église de Gérocourt, la seconde de 1m 05 de diamètre a été bénie en 1754 par Mrs Jean Cuquenelle, curé de Génicourt, ayant pour parrains et marraine, Pierre-Marie Estienne fils et Marie Jeanne Estienne, Pierre Pousset clerc et Charles Antoine Cailleux Marguillier en charge.
Cette cloche n’est pas signée. C’est seulement en 1998 que cette nouvelle église (début de ce siècle), de nouveau bien entretenue s’est vue attribuer ses finitions, c’est à dire une pendule, prévue dans les plans d’origine et avec l’électrification des cloches, la possibilité de sonner l’Angélus, matin, midi et soir.


 




Vestiges du portail 

Seul vestige de l’église Saint -Pierre détruite en 1905, ce portail est celui du bas côté sud. Alors que I‘Eglise paroissiale datait du XII° siècle, le portail, endommagé par les guerres de Religion est refait en 1587. Nicolas Lemercier en est peut-être l’auteur. Le Christ en buste, couronné d’épines, placé devant une rotonde évoquant le Saint-Sépulcre , et encadré des patrons de l’Eglise saint Pierre et saint Paul.







 



Eglise actuelle

La « Maison Seigneuriale »
Les "grands" de l’époque avaient jeté leur dévolu sur une maison "d’importance" que l’on avait l’habitude d’appeler "le château" c’était la "Maison seigneuriale de GENICOURT". Les actes notariés remontent au début du XVII ème siècle: déclaration censière passée au profit de Mr Nicolas de Brullard, Chevalier, sieur de Sillery, vicomte de PUISEUX, conseiller du Roi, en ses conseils d’état et privé, seigneur de GENICOURT, GEROCOURT et MARINES. - c’est un acte en date du 16 juillet 1605 - son fils Pierre Brullard, marquis de Sillery en héritera en 1624.
Pierre de Sillery, seigneur de GENICOURT, Conseiller d’état eut à négocier le mariage de Louis XIII avec l’infante Anne d’Autriche. Il a dû vendre la propriété au "sieur Anne Flanet, huissier à cheval à PARIS. De ventes en successions, cette propriété s’est retrouvée dans les " mains" de Jean Fredin, écrivain du Roy, et secrétaire de l’intendance des fortifications, c’était le 29 août 1728.Il est à noter que c’est un notaire du même nom, Me Charles -François Fredin, qui avait dressé l’acte en 1605.
Cette maison est actuellement l’habitation d’une vieille famille d’agriculteurs de GENICOURT et fait partie de l’ensemble des bâtiments d’exploitation qui jouxtent le "grand puits". Ce puits de 60 mètres de profondeur fournit une eau de bonne qualité. Jusqu’en 1899 il fallait environ 5 minutes pour en tirer un seau de 50 litres au moyen d’un treuil actionné par 2 personnes.
A cette époque le Conseil Municipal fit installer une pompe avec un moteur à essence, c’est en 1914 qu’il fut remplacé par un moteur électrique et en 1932 que l’eau potable fut installée dans le village, eau "sous pression" grâce à un château d’eau , devenu trop petit et dynamité en 1976 pour être remplacé par un réservoir quatre fois plus grand et en "surpression", semi enterré pour respecter l’environnement de l’église toute proche et le mur "classé" qui reste d’un édifice de XII ème siècle.


Maison Place de la Libération
Qui a conservé son allure du XVIIIè siècle
 

La "Maison Blanche"
La "Maison Blanche" jusque dans les années cinquante de ce siècle ce relais de poste du XVIII ème siècle en bordure de la "grande route" de Pontoise à Gisors était considéré comme "écart" de Génicourt, jouxté de l’atelier du maréchal-ferrant, qui avait sa clientèle avec les cultivateurs du village et des alentours, ce métier aujourd’hui presque disparu. L’atelier est devenu celui du serrurier ferronnier.

 

 

 

 

 

 

 





La Chapelle de Gérocourt
La Chapelle de Gérocourt, propriété privée, construite en 1856, en remplacement de l’ancienne église, complètement disparue, a été dédiée à Notre-Dame des Neiges (!) .Elle renferme une statue de la Vierge à l’Enfant, en pierre, du XVI ème siècle, revêtue d’une polychromie au XIX ème siècle, qui provient certainement de l’ancienne église. Cette chapelle abrite le caveau de la famille des anciens cultivateurs propriétaires d’une grande partie du hameau. Depuis peu cette chapelle devenue propriété communale a été restaurée, toiture, porche d’entrée et alentours.





Papier Terrier (1608-1616)
Ce plan terrier est celui de la seigneurie de Gérocourt-en -Vexin du fief du fief des Gossards, réunis au fief des Giberts , sis dans la même seigneurie. Commencé le 14 août 1608 , clos le le 20mai 1616 , conservé dans une famille de Gérocourt , ce document a été légué par cette dernière à la municipalité


Vaste plaine agricole
GENICOURT possédait au début de ce siècle 9 exploitations de tailles assez importantes avec un cheptel, il n’en reste plus que six qui ont rassemblé les terres. Un remembrement en a fait des parcelles de trente à trente cinq hectares ou plus. La mécanisation s’est installée avec de gros engins, tracteurs et machines diverses, les étables et les écuries se sont vidées, c’est désormais presqu’un exploit que d’entendre un coq chanter à l’aube, nostalgie de fermiers qui n’ont plus de bétail à nourrir.
A GEROCOURT  céréales et vigne étaient cultivées et une  une mine d’or y est exploitée au xv siècle, ainsi qu’en témoigne le nom du « chemin de la mine d’or»..
L’artisanat était relativement développé dans ce village au début du XX ème siècle, en plus des cultivateurs et du maréchal-ferrant, il y avait un tonnelier, deux charrons dont l’un s’est tourné vers la menuiserie. La ferme de Gérocourt possédait sa distillerie et transformait les betteraves en alcool. Un maçon aussi complétait la panoplie des artisans. Les commerçants n’étaient pas en reste avec deux "bistrots", un épicier, le débit de tabac et un marchand de lait. Il en reste après transformations un restaurant "routier". Le boulanger, boucher, charcutier, poissonnier, sont tous des commerçants ambulants.


Ferme de Gérocourt
Il subsiste dans la ferme de GEROCOURT des bâtiments à l’architecture remarquable, un hangar de la fin du XIX ème avec une charpente très complexe, longue portée, que pourraient envier les ouvrages modernes.
Outre la culture des céréales on y développa  la production de betteraves sucrières peu répandue dans le Vexin Français plutôt tourné vers la production de  betterave fourragères .

 
La piscine
À la suite d’un bassin creusé pour les officiers allemands au cours de la période d’occupation de la Seconde Guerre mondiale, les motards de la brigade de police de Pontoise, aidés par les habitants et les maçons bénévoles se sont mis à la tâche et ont réalisé ce qui a été la première piscine du Vexin. Longtemps à ciel ouvert, cette pièce d’eau a joué un rôle social important dans les difficultés de l‘après guerre.
Connue de tous les villages alentours, son succès a été grandissant. Gérée par la commune aidée d’une association pour la partie sportive, elle a permis à deux , même trois générations d’enfants d’apprendre à nager. Cependant , l’établissement ne respectant plus les nouvelles normes Européennes , et le financement des travaux étant jugés trop lourd, l’avenir de la piscine semblait compromis. La tempête de 1999 causa des dégâts importants dans la couverture du bâtiment et précipita sa fermeture puis sa démolition

 


 

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